Une histoire des inégalités

apropos: https://www.goodreads.com/book/show/57225332-une-histoire-des-in-galit-s

Ce livre de l'historien Walter Scheidel parle de l'histoire des inégalités de revenus et de patrimoine au sein des sociétés avec un état où le droit à la propriété et l'héritage du patrimoine sont en place.

Introduction

Au début du livre, l'auteur rappelle la situation inégalitaire actuelle internationale et au sein des nations. Notamment qu'il y a une concentration des richesses aussi bien issue du patrimoine que des revenus entre les mains des "1% les plus riches" au sein de la plupart des pays, en particulier les États-Unis, la Chine, mais aussi les pays européens. Il se permet de faire la comparaison historique suivante:

Il y a deux mille ans, dans l’Empire romain, les plus imposantes fortunes privées étaient environ 1,5 million de fois supérieures au revenu annuel moyen par habitant16 – à peu près le même ratio qu’entre Bill Gates et l’Américain moyen actuel. En somme, le degré extrême des inégalités de revenus dans l’Empire romain n’était guère différent de celui que connaissent aujourd’hui les États-Unis.

L'auteur affirme que les inégalités sous un état stable (avec droit à la propriété et transmission héréditaire du patrimoine) ont une tendance naturelle à se renforcer et que l'on observe dans l'histoire que quatres facteurs de diminution importantes des inégalités:

Quatre types de rupture brutale ont affaibli les inégalités : la guerre de masse, la révolution dite “transformatrice”, la faillite de l’État et la grande pandémie. Nous les appellerons ici “les Quatre Cavaliers du nivellement”.

Il doit des précisions sur la lecture du coefficient de Gini:

personne ne peut survivre sans revenus. C’est pourquoi la valeur maximale du coefficient de Gini relatif aux revenus ne peut pas atteindre exactement 1. Plus précisément, elle est limitée par la quantité des ressources qui excèdent celle nécessaire à la satisfaction des besoins élémentaires de subsistance. Cette contrainte est particulièrement forte dans les systèmes économiques à faible revenu, qui ont prédominé tout au long de l’Histoire et qu’on retrouve, aujourd’hui encore, dans certaines parties du monde. Par exemple, dans une société dont le PIB vaut deux fois le besoin élémentaire de subsistance, le coefficient de Gini ne peut pas dépasser 0,5, même si une seule personne parvient à monopoliser tous les revenus au-delà de ce qui, pour les autres, constitue le minimum vital. À des niveaux supérieurs de production, le degré maximal d’inégalités est encore plus limité, non seulement parce que la notion de minimum vital a évolué en conséquence, mais aussi en raison de la difficulté qu’auraient les populations trop appauvries à faire tourner les économies avancées.

L'auteur répond à la question naturelle "Pourquoi s'intéresser aux inégalités ? Pourquoi ne pas se concentrer sur la pauvreté à la place ?". Premièrement, il semblerait que les inégalités sont préjudiciables à la croissance dans les économies développées. Deuxièmement dans les pays en développement certaines inégalités augmentent les risques de conflit civil. L'auteur présente aussi de nombreux arguments avancés dans l'interview: POUR VIVRE HEUREUX, VIVONS ÉGAUX ! RICHARD WILKINSON & FRANÇOIS RUFFIN. L'auteur se demande aussi s'il existe un niveau "normal" d'inégalité.

Une brève histoire des inégalités

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